Selon le décret, l’installation solaire doit permettre de maintenir la production agricole à un niveau significatif. L’agriculture doit rester l’activité principale de la parcelle, et la présence des panneaux ne peut pas entraîner une baisse notable du rendement : celui-ci doit rester au minimum à 90% de celui d’une zone témoin ou d’un référentiel comparable. La couverture du sol par les panneaux est, elle aussi, limitée généralement à 40% de la surface, afin de préserver l’usage agricole.
Qu’est-ce que cela change concrètement pour un agriculteur ?
Pour un agriculteur qui souhaite lancer un
projet d’agrivoltaïsme, ce décret apporte de la sécurité mais impose aussi de la rigueur. Le cadre juridique rend désormais possible des projets qui associent
énergie solaire et exploitation agricole, tout en garantissant que l’activité agricole ne sera pas sacrifiée. Les agriculteurs peuvent s’engager plus sereinement, car le dispositif est désormais reconnu, encadré et contrôlable. Il devient essentiel, en revanche, de travailler avec des solutions adaptées : les installations doivent être conçues pour s’intégrer harmonieusement dans la parcelle, respecter les seuils réglementaires, maintenir les rendements et apporter un bénéfice réel à la culture ou à l’élevage.